Le rabattement des nappes phréatiques est une opération indispensable dans les projets de génie civil pour travailler à sec, mais il induit des risques géotechniques majeurs, notamment les tassements de consolidation. Ce phénomène s'explique par le principe des contraintes effectives de Terzaghi : la baisse de la pression interstitielle entraîne mécaniquement une augmentation de la contrainte effective exercée sur le squelette solide du sol.
Dans les sols compressibles (argiles, limons ou tourbes), cette surcharge provoque une réduction du volume des vides et, par conséquent, un affaissement en surface. Ces tassements peuvent être uniformes ou différentiels, ces derniers étant les plus redoutables pour l'intégrité des structures existantes à proximité du chantier (fissurations, désordres structurels). La prévision de ces mouvements nécessite une étude hydrogéologique rigoureuse, l'utilisation de modèles de calcul aux éléments finis et, souvent, la mise en place d'un système de surveillance piézométrique et inclinométrique durant toute la phase d'exhaure.


